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trio.jpg

 

2014

 

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 04:59

mitaine.jpgLes mitaines, ne couvrant ordinairement que la première phalange, sont réalisées au crochet, en coton ou fil blanc.

Souvent reservés aux grands mères et aux hiver rigoureux.

 

Les mitaines étaient pratiques  pour travailler avec précision quand l'ouvrage demande de la minutie et qu'il fait froid

 

 

Quelques mitaines de dentelles pour communions ou mariages.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 01:59

sabots3.jpg

 

Peu de bas chez les femmes de tisserands

L'été les trouve pied nus .

Parfois l'hiver on enfile des bas de laine, blanc pour les jours de cérémonies.


Au 19 ème siècle, il n'est pas rare de voir encore les femmes nu-pieds : il s’agit de paysannes aux champs ou occupées aux gros travaux de la ferme.
Pourtant, on porte sabots garnis ou non de peau et de paille pour garder le pied au sec.

le sabot faisait partie de la vie du tisserand et de sa famille.  Parfois, on se les taillait soi-même mais le plus souvent on fait appel au sabotier du village.


Le dimanche, le sabot couvert laisse sa place au sabot à bride.

L’usage du soulier de cuir - un luxe - se généralisa pendant la guerre de 1914 et le sabotier de village perdit ses pratiques.

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 03:58

tablier.jpg

 

Le tablier, élément indispensable est très long et sans bavette, il couvre une grande partie de la jupe car il est avant tout un accessoire servant à protèger.

Si le tablier de tous les jours en toile de chanvre ou de jute, celui porté pour les jours de fêtes est de toile plus fine

Il est monté sur ceinture, avec plis plats ou fronces, et ne possède parfois en bordure qu’une petite dentelle..

 

 

 

"Le d’vanté ! Si j’ai connu cela ! Noué par derrière en boucle, c’était une taquinerie classique de le dénouer quand la fille tournait le dos. Cette taquinerie avait une signification libertine vague, et inconsciente. C’était me semble-t-il une simulation de dénouer la ceinture de la ferme, prélude et annonce de sa possession.
Symbolique, discrète  qui se met au rang des pratiques du flirt (conter fleurette) comme le sucre mis, sans qu’elle s’en doute, dans le vin de sa cavalière aux noces. Une sorte de déclaration.
Tirer sur le noeud du d’vanté était plus paillard que sentimental mais c’était tout de même pudique. Curieux à une époque et dans un pays, où le gars en quête d’une partenaire déclarait tout cru : "J’I VAIS AI LAI FUMELLE !"
On ne se permettait pas de défaire le nœud de tablier de n’importe quelle fille. Il s’agissait de l’élue ou des élues au maximum. Et l’intéressée ne prenait pas cela comme un affront ou une moquerie! Heureux temps où cette approche du flirt était si légère. Les temps ont rudement changé n’est ce pas !

Lucien HERARD, président de la Société des Auteurs de Bourgogne :

c'est ici

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 00:56

la-fileuse3.jpg

 

La robe descend à la cheville, possède un panneau plat su r le devant qui se termine par des fronces en tuyaux d’orgue sur tout l’arrière . Dans de telle conditions, comptez environ 4 mètres de toile pour faire le  tour !

 

 La tenue réservée pour le travail aux champs se compose d’une jupe confectionnée comme le bas de la robe et d’un caraco boutonné sur le devant.Ces trois pièces sont faites de droguet, parfois teinté, portées en hiver sur des bas de laine écrue ou de couleur.

J'ai lu qu'à St Rémy les femmes de tisserands avaient souvent des bas bleus ! Allez don' savoir pourquoi ? 

 

retour-du-marche.jpg

 


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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 00:56

La chemise de travail est de chanvre.Elle est solide, pratique, inusable.

Elle retient la transpiration et les odeurs et se fait sécher au pâti et blanchir à la lune, à chaque buée que ce soit celle de printemps ou celle avant l'hiver !

 

chemise3.jpg

 

 

Pour les classes aisées, un  corsage  en fine toile blanchie est parfois brodée ou incrustée de dentelles. Il est fermé devant à l’aide d’agrafes ou de boutons.

 

D'un comme l'autre laisse une large ouverture qui permettra l'allaitement....

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 01:54

pantine.jpgLa pantine est une coiffure de femme, portée dans la région du Haut-Poitou.

L'origine de ce nom, est attribiée aux  deux pans flottants dans le dos.

Ils se composent d’un nœud et de deux rubans qui descendent parfois presque jusqu'à terre.

La pantine repose sur une sous-coiffe dite cayenne, en carton et de forme conique et présentant sur sa face antérieure un bourrelet. Celle-ci est recouverte une toile blanche afin d’adoucir la forme et les coutures, puis d’un tissu bleu foncé. Un tissu fin et transparent, " l’étamine " enveloppe le tout afin d’atténuer la couleur bleue.Il est brodé de plumetis


L’arrière du cône est recouvert d’une mousseline (pour les modèles les plus anciens) ou d’un tulle. Le fond de la pantine est plissé différemment, selon les lingères.

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 02:48

coiffe

 

Avant la Révolution, les paysannes et les femmes du peuple n'avaient  le droit de porter ni dentelles ni de broderies. Mais pas question se sortir en cheveux, la coiffe est obligatoire.

La chevelure de la femme, considérée comme parure naturelle, et sa nuque, devaient être cachées, par pudeur et par superstition. Jour et nuit, elle porte une coiffe, un chapeau ou un bonnet.

Petits bonnets de toile plissée à l'aiguille, presque fil par fil, coiffe brodées à la main, de motifs fleuris ou des feuillages.

La richesse des coiffes atteignit son apogée vers 1880-1890.

Après 1900, les jeunes filles à porter le chapeau comme celles de la ville.

 

 

Il y avait des coiffes pour tous les moments de la vie même des coiffes de deuil, sans aucune broderie, et garnies d'un petit galon noir.

En fonction de leurs ressources, les femmes veillent à confectionner et à posséder plusieurs exemplaires, afin de les associer à des occasions ou des manifestations particulières. Longtemps, la coiffe fut une parure distincte, permettant d’attester de la richesse d’un foyer, et de son rang social.

 

coiffe

 

 

La coiffe est blanche, faite de lin ou de toile de coton la plus fine possible, garnie de dentelle en fil ou en coton fin, parfois avec un fond brodé, représente le village ou la région de celle qui la porte. La sous-coiffe confectionnée dans le même tissu, protège la tête et permet de bien maintenir les cheveux.

 

"C'est à partir de douze ans que la peau et les toisons féminines devaient être dérobées à la vue de tout un chacun, mais surtout des garçons, et cette interdiction était matérialisée le jour de la communion par le port du voile blanc qui cachait entièrement la chevelure.
Ces dispositions puritaines s'étaient installées d'elles-mêmes dès le début du siècle, en réaction sans doute contre les excès de la période révolutionnaire, où l'on avait vu des femmes débraillées et "en cheveux" dans la rue.
Aussitôt la communion faite, la chevelure des filles était considérée comme un élément de coquetterie, donc de désordre social.
Personne ne devait la voir dépeignée. Il fallait que ses cheveux fussent noués en chignon et, en dehors de sa maison, emprisonnés sous le bonnet, bonnet en batiste fine, blanche, à bords tuyautés, et noué sous le menton par deux bridons cachant les oreilles. La fille qui, volontairement ou non, laissait passer sous le bonnet quelques cheveux fous sur la nuque était très mal jugée, et, lorsque au cours d'un rigodon ou d'un travail plus animé, le bonnet se déplaçait et que, ô scandale, la chevelure se dénouait, la fille, morte de honte, s'éloignait vivement et dans un endroit discret, hors de la vue des mâles, se hâtait d'emprisonner sa chevelure dans la coiffe et de réajuster les brides. Elle hésitait longuement à reparaître aux yeux de ceux qui l'avaient vue décoiffée.
Seule pouvait être apparente la naissance des cheveux sur le front, à condition encore qu'ils fussent lisses et divisés en deux bandeaux bien "convenables", c'est-à-dire symétriques.
La plupart des enfants n'avaient jamais vu les cheveux de leur mère, ni ceux de leur grand-mère, et ils étaient tout étonnés, à l'occasion d'une maladie ou d'un accident, de voir flotter leur chevelure, souvent très belle.
Ce fut le cas d'un de mes ancêtres qui, vers l'âge de douze ans, ayant vu sa mère décoiffe, à la suite d'un malaise en plein champ, s'enfuit effrayé en hurlant "Elle a des cheveux!"
La vue des cheveux dénoués était réservée à l'époux. Pratiquement le bonnet était mis dès le lever, dans le secret de l'alcôve, à l'abri des rideaux épais du baldaquin, soigneusement tirés. Il n'était enlevé que le soir, au coucher, derrière les courtines."

 

Henri Vincenot,

 "La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine"

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 04:46

noire.jpg

 

La femme entre dans la vie par le mariage, pour le meilleur et pour le pire.

Son habillement témoigne de sa condition.

Robe et accessoires deviennent noirs, sauf la coiffe qui le deviendra au décès de son mari.

 

ROBE-NOIRE.jpg

 

Pour les jours plus habillés c'est sa robe de mariée teinte elle aussi en noir qui fera office

 Pour vaquer à leurs occupations quotidiennes: lessive, jardin, travail du chanvre les femmes portaient des vêtements très raccommodés et rapiécés ,les  bouhoumes et les drôles aussi, d'ailleurs.

 

guenille.jpg

Coiffe, chemise, jupe et jupons, bas et sabots sont dans l'armoire, on garde le bel habit pour le dimanche.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 04:37

Exemple d'un inventaire de 1860, fait dans la commune de Cuzy qui est située aux confins sud du Morvan ; Mais il pourrait être de partout en France !

 

Vêtements d'un homme :

 

 Vêtements du dimanche :


1 veste de laine teinée en bleu, de fabrication domestique, 1 pantalon et 1 gilet de même étoffe, 1 chemise de toile, 1 cravate de coton, 1 chapeau de feutre noir , 1 paire de bas , 1 paire de souliers, 1 mouchoir de poche, 1 blouse bleue.


 Vêtements de travail :


Les vêtements du dimanche, après de longues année de service, passent aux jours de travail; mais, indépendamment de ces objets, il faut ajouter 1 habillement complet : veste, pantalon et gilet, bonnet bleu, 1 chapeau de paille, 1 paire de sabots, 1 paire de chaussons de laine, 9 chemises, 4 paires de bas, 5 mouchoirs de poche, 2 cravates,  6 paires de sabots ferrés.

 

Vêtements d'une femme :

  

 Vêtements du dimanche :

 

 robes de laine,  jupons , 1 tablier de soie noire, 1 mouchoir de cou de laine, 1 coiffe de mousseline brodée, , 1 paire de bas blancs de coton, 1 chemise de chanve, 1 mouchoir de poche blanc de fil,  1 manteau de drap, .

 

  Vêtements de travail :

 

Les vêtements du dimanche défraîchis passent aux jours de travail, et il faut ajouter : 2 robes , 2 jupons provenant de vieilles robes, 1 paire de bas de laine, 1 tablier , 1 mouchoir de cou en laine, 1 paire de sabots non ferrés, 1 coiffe en mousseline unie, sans rubans, 1 chapeau de paille (fabrication domestique), 1 drap en grosse toile (charrié), plié en deux, qu'on met sur le dos en guise de manteau, les jours de pluie ou de froid, 1 paire de chaussons. On peut ajouter 10 coiffes , 10 chemises de toile fine, 6 mouchoirs de cou, 12 paires de sabots non ferrés,  4 paires de chaussons de laine, 1 petite glace, 1 petite croix d'or,  1 bague d'alliance en or.

 

Vêtements d'un enfant :

  

  Vêtements de travail :

 

Pour fille ou garçon, ces vêtements se composent des vieux vêtements des père et mère, ajustés à leur taille.


 Vêtements d'un garçon pour le dimanche :


1 veste de laine,  1 pantalon, 1 gilet de même étoffe de fabrication domestique, 1 casquette de drap, 1 petite cravate de laine,  1 paire de bas, 1 paire de sabots (les enfants ne portent des souliers que lorsqu'ils sont assez grands pour aller aux foires et marchés), 1 chemise ; par provision, 4 paires de sabots.


 Vêtements d'une fille pour le dimanche :

 

1 robe de laine, 1 jupon  de laine, 1 petit tablier , 1 mouchoir de cou, 1 coiffe de mousseline, 1 paire de bas de laine, 1 paire de sabots, 1 chemise ; par provision, 4 paires de sabots.

 

Sources

 

Folklore du nivernais et du Morvan - Jean Drouillet

Les Paysans sous la royauté - P. Joigneaux - 1850

 

"Comment le Capitaine eut peur" - Conte de Claude Tillier - 1842

Tome III - Académie des Sciences Arts et Belles Lettres de Dijon - Association Bourguignonne des Sociétés Savantes

Robert Monin - Membre des Enfants du Morvan en 1968 - Vice Président en 1969 - Président de 1975 à 2000

La vie quotidienne des paysans bourguignons au temps de Lamartine - Henri Vincenot

Fermiers a communauté taisible du nivernais - Victor de Cheverry, avocat - 1860

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 02:37

cuisiniere2

 

Voilà ! La saison des contées et des représentations en costumes tire à sa fin mais on me demande souvent de parler de nos costumes.

Le costume Poitevin est assez semblable d'un bourg à un autre, même composition, même  coupe et pourtant un détail suffit parfois à indiquer  la profession, le milieu social et même la religion de ses propriétaires.

L’habit reste avant tout très fonctionnel. Il devient plus riche à l’ occasion des fêtes.

 

Un détail également révèle la provenance de celui ou de celle qui le porte. Pour les femmes c'est jsuste une question de coiffe !

Elle indique sa situation sociale,  les différentes périodes et événements de sa vie.

 

Le tissu utilisé par le paysan se fait à partir du chanvre, de la chènevière et de la laine de ses moutons. Le chanvre, fibre textile indispensable cultivée partout dans la vallée, est transformé par les tisserands des villages.

Il fut longtemps à la base de l’habillement.

 

Le lin peu cultivé est moins utilisé en campagne car la toile de lin était  un luxe hors de portée des bourses

L’utilisation de la laine est reservé au capuchon

 

chanvre-carder3.jpg

 

Les écheveaux de chanvre étaient remis au tisserand du village qui confectionnait draps et autres étoffes. Costumes et robes étaient ensuite exécutés.

Rien n'empêche d'y aujouter dentelles ou rubans pour les plus coquettes, le colporteur fera son affaire de vos désirs ! 

 

 

Après 1870, comme dans pratiquement toutes les provinces françaises, les deuils de la guerre ainsi que les conditions de vie misérables influencèrent la mode vestimentaire. La couleur noire va alors occuper une place prépondérante.

 

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Petit à petit, de nouveaux tissus apparaîtront, plus légers, plus colorés, c'est la fin au costume régional.

 

 

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