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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 06:59
Nous avons reçu, il y a quelques jours, une charmante invitation, à laquelle nous ne pouvons pas déroger !


C'est donc avec un réel plaisir que nous irons à ce vernissage.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:19
Visite riche de découvertes pendant ces  journées gourmandes....
Mr  Brosseau de Bréhémont nous a apporté documents, conseils et savoir....
Vous ne connaissez pas Bréhémont, allez faire un tour sur ce site cliquer

Il est venu avec ses peignes à chanvre !





















       Si vous avez ce genre de peignes dont vous ne savez ni que faire, ni a quoi ils servent, pensez aux associations et à Ethni'cité en particulier !
"Charité bien ordonné commence par soi-même ",dirait mémé !!!
      Ces peignes nous font défaut pour arriver de la filasse au belle poupée de chanvre, matière noble s'il en est pour un tissage de haut niveau !

Remerciment à Mr Brosseau pour sa gentilesse, nous espèrons le revoir bientôt pour une action en commun....
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 07:51

      Notre chènevrier n’a pas de terres innondables mais, dans une démarche écologique,  il a choisi de ne pas arroser.

Cela a une incidence sur la tige qui est moins haute qu’en pleine humidité.

Ses tiges mesurent environ 2 mètres. En zone humide, elles peuvent atteindre 3 mètres..

Ce que récolte en priorité cet exploitant ce sont les graines ou chènevis. La paille a moins d’importance que pour nos tisserands du siècle dernier qui eux avaient besoin de grandes mesures pour faire des grands  fils.

 

     Avec ses chènevis, il va faire de l’huile de consommation. Cette huile vierge de première pression a froid, contient une teneur équilibrée qui peut nous mettre à l’abri de toute carence.

 

Riche en oméga 3 et 6 ainsi qu’en vitamine E, elle renforce le système cardio- vasculaire, lutte contre le vieillissement des cellules et régénère la peau.

 

    Il commercialise également la laine de chanvre qui remplacera la laine de verre dans les maisons écologiques.

N’hésitez pas à nous contacter pour avoir ses coordonnées.

 

 

     L’an prochain, cette prairie ne sera pas ensemencé de chanvre parce que trop appauvrie par cette culture exigeante en eau. Il le sèmera sur une autre prairie, où en ce moment, paissent de belles, très belles bêtes…

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 07:37

Monsieur Coutant a choisi de couper ses tiges le 18 aout, profitant de la chaleur.

Ses tiges sont restées au sol jusqu’à une dizaine de jours. Elles ont fini de mürir comme autrefois le long des murs de caves.

 

Les tiges ont été égrainées le 27 aout, à la machine.

 

 

 

 

Pour un hectare de chanvre, il récoltera entre 6 et 7 quinto de chènevis.

 

 

 

     Ces mêmes tiges resteront encore quelques jours au sol avant qu’une broyeuse mécanique ne remplace notre bonne vieille braque.

Il récoltera la chènevotte

 

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 07:32

Aujourd’hui….

Rencontre avec un producteur de chanvre….

 

 

     Après avoir préparé la terre mécaniquement, Monsieur Coutant a semé ses graines le 25 avril sur une prairie de 5 ans.

Il a semé tôt dans la saison.

Il a troqué les dictons de grand père contre la technique et l'observation!

 

    Cette année, la terre était suffisamment chaude fin avril pour que la levée de quelques pieds se fasse en quatre jours.

C’est la condition qui fait que si le chanvre lève avant l’herbe, on n’a pas besoin de désherbants : les tiges, semées serrées, étouffant toutes les autres plantes.

 

 

Les tiges poussent sans gêne dans la prairie…

 

 

 

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 07:29

Le filage se faisait parfois au rouet à chanvre

 

 

 

     Mais le plus souvent au fuseau, le fuseau étant la prolongation de la main des femmes. Même, ou plutôt surtout, des vieilles femmes, qui patiemment vont faire tourner le fuseau  pour que s’allonge le fil….Le fil  fin….Le fil sans fin !

 

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 07:26

      Pas de four à chanvre sur le chemin des caves mais il y en a beaucoup sur l’ensemble du territoire français. Preuve que le chanvre était une matière importante et très cultivée.

 

Coupe d'un four à chanvre trouvé sur le net.

 

 

     Nos ancêtres avaient des fours à pain en très grandes quantité et quand le four a chanvre faisait défaut on utilisait donc ce dernier pour le séchage.

 

 

Très vite, la braque entrait en action,

Clic, clac, je broie

Clic, clac je teille…

Clic, clac je transforme….

Clic, clac je chènevotte….

 

    Et la transformation de la chènevotte qui donnera du fil et rien que du fil, ou presque ! allait occuper les femmes et tous les enfants une bonne partie de l’hiver avant un nouveau binage et un nouveau sarclage !

Teillage, peignage, cardage, filage, autant d’actions que la famille va faire en journée ou lors des veillées.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 07:25

Je pars quelques jours récolter le chanvre européen !!!

Je vous laisse en bonne compagnie ….

A vous la découverte de la culture du chanvre d’hier et d’aujourd’hui !

 

 

 

     Nos ancêtres cultivaient le chanvre européen sur des terres ameublies par les femmes et les enfants une bonne partie de l’hiver. On binait et sarclait à qui mieux, mieux,  afin de préparer cette belle terre de la vallée à l’ensemencement de la graine de chanvre ou chènevis.

A la saint- Didier, on semait son chanvre

     Imaginez les femmes, avec leur grands tabliers de devant qui, du geste auguste de la semeuse, nourrissaient la terre en prévision d’une récolte abondante…On avait fait ce qu’il fallait en mettant des couronnes et des gerbes d’herbes de la saint Jean aux quatre coins des champs…Alors il n’y avait plus qu’à espérer….

     Par prudence, on enfermait les volailles pendant quelques jours en enclos afin qu’elles n’aillent pas picorer dans les semis.

 

     Après avoir donné un enfant à la mère patrie, les femmes, aux environs du 15 août, allaient récolter les grandes tiges de chanvre, surtout celles qui avaient les graines afin que ce précieux grain ne tombe au sol et soit, par là- même, perdu.

 

 

     On séchait ces longues pailles, exposition sud –est, aux murs des caves troglodytiques et le battage était fait dans la joie et la bonne humeur.

Voir se remplir les tonneaux et les paillassous, quelle joie !

Les tiges dures allaient ensuite trempées pendant 8 a 10 jours dans l’eau claire des routoirs ou en rivière avant de passer aux fours à pain ou à chanvre….

 

 

Le relevage demandait une force et une volonté car c’était là, un travail des plus pénibles pour les bounes femmes et leurs drôles !

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 06:21
     La ronce était  tolérée dans le fond du jardin  pour ses fruits, mais aussi pour la plante elle- même.
Un artisanat paysan, important dans le Poitou et sans doute dans d'autres régions (j’attends vos articles!) existait .
On fabriquait des paniers avec les tiges.
Très simple de mise en œuvre puisqu'il suffit d'ôter les épines pour obtenir un lien rustique et robuste.
Chez nous, on fabriquait des paniers pour y ranger le linge ou y conserver les prunes séchées.


 J'imagine le pépé quand il était plus jeune, assis sur une chaise, au pas de la porte, un linge sur les genoux. Il prenait la tige dans la main gauche, la posait sur le chiffon, et il fendait la tige en deux.
Une fois ses tiges prêtes il faisait des boudins de paille odorante qu'il maintenait avec ces liens de ronces.Paniers pour le pain, ou panier à fruits...Bel ouvrage d'homme.



      Il ne pouvait pas se douter que les hommes du néolithique employaient déjà une technique comparable pour faire leurs paniers.
     Par ailleurs, ce travail long est resté familial, faute de rentabilité. Bien qu’en un autre temps, les hommes n'étaient  pas à la recherche du temps "perdu"!



Toujours artisanalement la mûre servira de teinture végétale, pour colorer chanvre, laine ou soie. Les feuilles donnent du gris, quant aux fruits pas besoin de vous faire un dessin !

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 09:28
"Hier  au soir, c'était veillée chez la Gusta...


Elle avait fait la soupe aux choux que même si je sortais de table, bin ça me donnait faim d' nouveau...
J'voudra bin êtes une p'tite souris per vouère comment qu'elle fait , mais elle garde jalousement sa recette, à ce qu'elle dit,  la tiendrait de sa mère...
Y'avait du beau monde, je vous prie de croire..."


-" La Mado qui lui donne la réplique, pour des histoires de boune chair...
- "t'rappelles- tu, qu'elle a dit coume ça... de la Mère Lucas qui faisait à son homme la soupe à la grole et qui s'étonne encore à ce t'heure qui soit parti avec une aute...
- "Pense don' si j'm'en rappelle, ça a fait le tour du bas- bourg plus vite que le bruit d'un pet de lapin...



-T'as bin fait de v'nir avec ton rouet, m'faudrait 10 mètres d' chanvre pour réparer un drap : çui qu'ma mère m'avait offert per mes noces. Peux- ty te passer commande ?



- "C'est y les filles au Bertrand qui sont là?
- "Oui da, faut bin qu'elle se  forment au métier les drôlières...


-" Et la femme du Jean- Marie qué qué fait don' ici? A fait son tricot avec ses broches*..
-" Oui ça je l'vois bin, mais elle vint jamais aux veillées d'habitude...
-" Bin l'étions v'nue pér vouère l' François ..Le bruit court qu'il viendrait vouère si sa futur promise a l'a pas  les bras à la r'tourne*
- "Ah !
- Y s'est amouraché d'tielle drolière ! Mais les parents.... y veulent des garanties... On étions là pour ça....Mais point de François pour l'heure.
-Ou qi lé don cou drôle*
- E tire la goule la Louison....




-" Té t'as porté le journal, mon drôle, qui qui dit ?
- Y dit que dans 8 jours heu d'là,  les saltimbaques arrivent, y va y avoir spectacles aux caves...




-" Une chance que tu sais un peu lire...  Bin la compagnie, si y pestacle mécredi prochain, faudrait songer à se fourrer dans l'lit

-"Vous bouirer bin une ptite topette pour la route

-" Ah, lé pas d' refus..

- "Vous v'lé du raide ou du doux ?*

-" J'veux bin du  raide, tin donne moé un peu d'ta goutte !* Allez cul sec et à la revoyure...

 

     Et c'est coume ça que je m'en suis r'tournée avec des images plein l'tetiau.

Et en chemin ....Devinez quoi...

Bin j'ai vu tielle drôlière de Louison, main dans la main avec cou drôle de François...Pourvu qu'a mette pas la charrue avant les boeufs ! Lé bin possible que dans quéque temps on aille à la noce de ces deux là !!!

 

* Broches: aiguilles à tricoter

* Avoir les bras a la retourne : être peu courageux

* Cou drôle : ce gars

* Du raide ou du doux : du fort ou pas

 


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