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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 08:34
Le colporteur

      C'est l'homme des tentations, on se laisse séduire par le plat en faience qui mettra de la couleur dans la cave sombre.
Il vient de loin, souvent de savoie, d'Italie et son accent chantant ou trainant fait rire.
Il améne avec lui l'exotisme.
 Mais c'est un métier très difficile.
 Il part pour de longues périodes faire sa tournée, laissant au pays femme et enfants qu'il ne voit pas grandir.
      Jusqu'au 19 ème siècle, il vend un peu de tout. Dans sa hotte se cottoie passementerie, petite quincaillerie, mercerie, et même quelques livres et imprimés. Ah, le fameux almanach.... Allumettes de contrebande pour échapper à l'impôt.
Un peu trafiquant, brocanteur, il n'hésite pas c'est vrai à écornifler* si l'occasion se présente !
 il vend tout ce qu'il peut entasser dans sa hotte, dans sa balle. C'est tout un bric à brac qu'il transporte.

Petit à petit, le métier va se spécialiser , et ainsi on verra passer dans le village:

* le rouennier qui vendait du tissu de toutes sortes: torchons, gilets, cravates.
* le mercier, qui vend passementerie, fil, épingles et bijoux de pacotille
* le lunetier et ses lunettes bien sûr, mais aussi foulards et châles
* le quincailler qui va fournir ustensiles de cuisine et petit outillage
* l'herboriste qui fournit l'arnica et la graisse de blaireau ou de marmotte pour préparer les pommades maison !
* et puis en Poitou, le marchand de café sous la marque Caïffa.




* Ecornifler : grapiller par -ci, par -là !

Je vous propose d' allez à la rencontre de Claire   dont la famille aux alentours de 1910 était colporteurs en mercerie....Cette photo vient dans son article" nature morte au mouchoirs" de Cholet ?. Que c'est émouvant et beau !
Je la remercie pour ce prêt fait avec confiance.




Ils sont beaux tous les deux !
On pourrait presque  imaginer un dialogue :

-" Allez mesdames du beau, du bon, des beaux fils, des boutons et un ruban de dentelle pour la drôlière,
elle l'accrochera à son jupon pour attraper le joli garçon !
Va bien falloir la marier cette grande jeune fille....
Et pour la mémé, des aiguilles à tricoter...é tricote point;  elle file, j'ai aussi ce qu'il lui faut :quenouilles et cardes.
Voilà, voilà, à qui le tour mes petites dames?
Je remballe vous ne voulez plus rien ? c'est bien sûr ?on  ne se revoit que dans 6 mois, au retour.
Bien vrai.... rien de rien...La Gertrude vous avez point besoin de mouchoirs pour l'Auguste?
-"Allez donner m'en 2 va, mais c'est pour marquer le passage
-Ouais ben mé itou deux, je les offrirais au fils pour  la Nau...
-Plus personne, c'est bien vrai ?
Alors a la r'voyure mes bonnes dames...."

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Published by eleonor du carloy - dans vieux métiers
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 15:35
le potier

       C' est celui qui modéle l'argile pour fabriquer la vaisselle des petites gens.
Saint- Rémy se trouve sur un sol argileux, la matière première toute proche a sans doute favorisée l'installation de son atelier.
      Saladier, pot à eau, plats en terre, écuelles comme pour un inventaire à la Prévert

On se laisse tenter parfois aussi un plat de faïence au colporteur de passage pour faire un peu de couleur dans ces caves si sombres.







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Published by eleonor du carloy - dans vieux métiers
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 15:27
Vous souhaitez en savoir un peu plus sur la chapelle troglodytiques et ses pélérinages?
Prenez les chemins de traverse


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Published by eleonor du carloy - dans De nos jours
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 16:51
En Poitou c'est un plat que les mamies préparaient souvent.

KIKOLET

150gr de chèvre fait, 50 gr de beurre, un peu de cognac pour ceux qui le désirent, quelques noisettes

* Oter la croute du fromage
* Ecraser à la fourchette finement
* Ajouter le beurre ramolli et le cognac, sel et poivre
* Former une boule et entourer dans une feuille de châtaignier bien séche
* Donner à la pâte une forme conique
* Rouler dans les éclats de noisettes
* Servir très frais avec des pommes de terre vapeur
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Published by eleonor du carloy - dans Je suis gourmande et vous
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 03:55
Crapauds et autres amphibiens se rejoingnent dans les routoirs, les mares pour le temps des amours.
il y en a beaucoup sur le chemin des caves et l'on se rejouis déjà des concerts de 16 heurs dont nous profiterons ce printemps!
Celui -ci semble attendre l'amour de sa boune amie !
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Published by eleonor du carloy - dans faune
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 14:36
Je me repose quelques jours mais attention, je ne suis pas bien loin et je vous ai à l'oeil.



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Published by eleonor du carloy - dans De nos jours
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 05:32
le passeur



      Notre rivière c'est la Creuse, même si notre département est la Vienne !
Saint- Rémy est plus ou moins accroché à sa montagne mais on ne peut pas oublier la rivière. De l'autre coté, des villages qu'ils fallaient ralier, aussi on a fait un bac: passage  entre Rives et Port de Rives.
Un bac était loué à ferme. C'est le seigneur des Ormes, Monsieur d'Argenson qui exploita son bénéfice jusqu'aux environ de 1740. Il fut ensuite affecté à l'Etat.
En 1793, c'est un dénommé Louis  Réaume qui est " passager".
En 1825, on agrandira le chemin qui même au bac mais attention, aux frais des riverains !
On va perdre la trace de ce bac aux environs de 1890.
En 1858 des droits sont encore perçus.

      Quelques années plus tard, l'état se désengage et en 1887 il n'y a plus de passager comprenez passeur.
Les clients deviennent rares, pourtant l'ancien passeur propose encore ses services à la commune pour une somme de 20 francs par an !
C'est le dernier document à propos du passeur et de son bac qui  a sans doute complètement disparu en 1895.
      On parle alors de faire un pont sur la Creuse à Saint- Rémy pour rejoindre plus facilement les villages de l'autre rive.
L'idée est bonne et sera retenue, le pont sera construit et achevé en 1901, mais dans un  village voisin : Leugny !
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Published by eleonor du carloy - dans vieux métiers
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 05:30
le garde- bois

    
     Il est chargé de surveiller les dépendances forestières, empêchant les coupes de bois sauvages, la glanée massive, la chasse et surtout le braconnage.
Il fait parfois, office de garde- pêche.

Il est généralement commissionné par la maitrise des eaux et forêt de Chätellerault.

      On a aussi des gardes privés qui travaillent pour le compte de grands domaines comme le château de la Chaize.
Ils sont alors hommes à tout faire, surveillant les terres, les bois, gérant les cultures, les coupes, surveillant le travail des domestiques et valets de ferme.


Découvrez la forêt rémigeoise au travers d'un article sur mes chemins de traverse, (categorie Saint- Rémy)
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Published by eleonor du carloy - dans vieux métiers
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 08:19
La forêt a quasiment disparue,


Gargantua n'est plus qu'une légende,
la salamandre n'ouvre plus ces quinquets
Pourtant vous pouvez lire toutes ces histoires en cliquant sur le lien des chemins de traverse

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Published by eleonor du carloy - dans De nos jours
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 07:10
Mars, mois des giboulée, des averses et des vents...
les vents du nord : drét-vent, daluche, vent d'ale
les vents de l'ouest: vent de mer, vent de bas
les vents de l'est: vent de soulaere
et ceux du sud: vent d'auten, outen

La langue poitevine est riche et détaillée
il suffit de feuilleter un dictionnaire pour s'en apercevoir
chaque chose à son mot....
une averse n'est pas une simple averse, c'est aussi une écamboulle si elle est soudaine, une pissaàie si elle est fine, une busenàie si elle est brève...
Certes, quand il pleut, il pleut mais n'est ce pas pure merveille que de redécouvrir cette richesse de notre patrimoine linguistique...
N'allons pas perdre notre identité avec le démentellement des département et des régions? Seul l'avenir nous le dira mais moi," j'suis bin avisée à garder  en préciotaàie mé parlé grous !"*



* bien décidée a garder mon patois !

Tiré du" Grand almanach du Poitou ", 2009,  éditions Geste, que je vous conseille vivement d'avoir!
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Published by eleonor du carloy - dans Almanach
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