Le livre de la Mère Jaspine

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TRADITIONS CONTES  SAVOIR-FAIRE   PROVERBES  VEILLEES

et toujours découverte de la forteresse médiévale et des tisserands de chanvre du 18 éme siècle.

 

Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 09:11
Déjà septembre !
La saison tire à sa fin.
Les hérons disparaissent petit à petit. Le sureau n'a plus que des fruits dessèchés.
Le millepertuis fleurit encore sur nos jardins. On sent l'odeur des champignons dans la forêt, sur le toit des caves.
Les épeires sont en voyage de noces.
Les jeunes écureuils  caracolent et gambadent.
Nous avons vu le gros lézard vert se prélasser au pâle soleil du matin.
Les taupes remontent vers la surface à la recherche des lombric en période d'accouplement.
Les hirondelles se regroupent ...eh oui déjà !
Naissance chez les reptiles , on essaiera  de vous faire voir certaines de ces chéres petites bêtes.
notre décor va vers des couleurs plus automnales. c'est beau aussi !
Mais il reste encore quelques belles occassions de venir découvrir notre site troglodytique : animation préhistoire, journée du patrimoine, rando...
Encore des journées bien remplies et riche,, avant octobre et ces surprises... mais chut ! nous ne nous vous en disons pas plus... les sorcières rôdent déjà !!
Par eleonor du carloy - Publié dans : De nos jours
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 09:34
maison-mahaut.JPG    Chaque soir, Ulric venait rejoindre Mahaut dans le secret de la maison troglodytique.

Et chaque soir, la même frénèsie les prenaient.
Elle le recevait dans une robe simple mais qui lui allait à ravir !
Ermeline avait tenu à lui acheter un trousseau chez un rouennier de passage, en remerciement des soins prodigués.
Elle avait choisi des tenues simples et pratiques qu'elle pourrait porter à Rives.
Son seul luxe était que chaque soir elle déposait entre ses seins une goutte de parfum de roses

   C'était à cet endroit, exactement, que Ulric enfouissait sa tête, dans ce bouquet de roses palpitant. Il découvrait ensuite les épaules de Mahaut et faisait lentement glisser la robe de lin verte.
Il découvrait ensuite sa gorge aux contours fermes et à la chair satinée. Il aimait ces rondeurs blanches et douces, admirait le rose tendre des pointes, dressées comme deux fruits mûrissants. La robe, glissait le long des hanches et des jambes fuselées.  Il aimait à la regarder nue. Elle trouvait un certain plaisir dans cette lenteur et ce regard prolongé la troublait mieux que des caresses. Cela lui donnait la conscience de son pouvoir sensuel et elle en abusait.
Frissonnante de plaisir, il la couchait et continuait l'exploration de son corps avec avidité. Puis ils faisaient l'amour, ne retrouvant leur souffle qu'après moults joutes passionnées.

  Dans la journée elle était avec Ermeline, ou bien se promenait seule, parcourant sans relâche les fossées secs ou les vigne, admirant ici, un porche, là un four ou un puit.
foss--.JPG       entr--e.JPG



Le temps passait sans qu'elle ne s'en aperçoive !
Ermeline reprennait des forces et le petit Clotaire poussait comme un charme.

Elle relisait souvent la missive de Malik, et ces soirs là, elle faisait l'amour avec plus de violence et de force.
" Ce sont les soeurs qui t'ont appris si bien les jeux de l'amour " dit  Ulric avec morgue.
" Non " répondit elle d'un ton bref et sec
" Et de ta fille? tu sais qui est le père ? Car si j'en crois ton expérience, on ne s'ennuie pas à Fontevraud ?"
" Oui, je connais le père"
....
" Te voilà bien silencieuse, je pensais que tu étais assez libérée pour parler de cela librement,  tu sembles froissée !"
" Et toi, souhaites tu me parler de ta femme, la mère, sans doute, de tes enfants ?" répliqua t elle sur le même ton
" Mordieu, il n'y a pas grand choses à en dire. Une donzelle prétentieuse, qui ne veut pas quitter sa famille, refuse de m'accompagner et n'aime pas l'amour. Pas de quoi en faire un poème !
Ils se quittèrent un peu plus vite et Mahaut attendit Ulric le soir suivant ...En vain !
   M. de Montignac envoyait courrier sur courrier, réclamant le retour immédiat de sa progéniture, il se disait impatient de connaître son fils et d'honnorer sa tendre épousée.
" Je vais bien devoir repartir sinon il viendrait me chercher, cela me fait peur !"
" Je vais te préparer une potion que tu lui feras boire discrètement, une fois par semaine. Cela calmera ses pulsions ! Et puis, il se fait vieux, il ne va pas vivre encore des années, ensuite tu seras encore jeune et libre de te  trouver un amant à ta convenance !"
" Ah cela jamais ! Je ne sais pas comment font les femmes pour avoir un homme chaque soir dans leur ruelle !"
"Tu ne connais rien à l'amour, ma tendre amie ! C'est beau et délicat quand c'est avec un homme qu'on chérit"
Ermeline ne repondit pas. Elle ne comprennait pas comment Mahaut pouvait se complaire dans cet acte vulgaire et avilissant
" Tu aimes vraiment faire cette... chose dégoutante ?"
" Oui, Un homme exceptionnel, m'a enseigné combien  l'acte d'amour pouvait être beauté et accord. Tu verras, Ermeline, quand toi aussi tu aimeras.. C'est comme toucher le ciel !"
" Je ne crois pas à toutes ces sornettes,. Moi , une fois libérée, je serai religieuse."
Cette sentance laissa Mahaut perplexe. Elle, elle n'aurait jamais pu être religieuse. C'était s'exclure du monde ! Mais Ermeline n'avait elle pas été programmée toute jeune pour cette vie de recluse ?
" En attendant, CLotaire réclame tes soins et il te permettra d'accepter certaines choses et puis, avec cet héritier, peut- être que ton mari n'exigera rien d'autre !"
" Que Dieu t'entende !"
Le soir même , elle annonçait à un Ulric repenti et encore plus amoureux, son intention de partir en même temps qu'Ermeline.
Cette nuit là, il lui fit l'amour avec encore plus de délicatesse, comme pour incruster dans son corps et dans sa mémoire des traces indélèbiles de leur union.

le lendemain, elle reprenait la route vers Rives

char-de-voyage-copie-1.jpg



















Par eleonor du carloy - Publié dans : Au Moyen-Age
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 08:12
 La tanaisie est constituée de nombreux petits capitules jaunes d'or.  Elle fleurit en été, on peut alors, la faire sécher.
Elle développe un puissant parfum.
On a en fait des cataplasmes de plante bouillie dans de l'eau ou du vin, pour lutter contre les douleurs rhumatismales.
On soignait les ulcères,,les plaies suppurantes et les gerçures.
Très odorante, elle portait ,autrefois, le nom de  " sent-bon " , et on la mettait dans les lits ,d'où elle était sensée éloigner les puces et autres insectes !
Autre composée aux propriétées voisines : la santoline qui pousse très bien sur notre site calcaire.
On en trouvait en bouquets dans les armoires de nos grands mères pour éloigner les mites.

santoline3.jpg
Par eleonor du carloy - Publié dans : De nos jours
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 09:13
   Alkékenge, amour en cage, lanterne chinoise ou coqueret autant de jolis noms pour le physalis.
Fleurs orange, en forme de lampions, il contient une baie acidulée riche en vitamine C.
A consommer avec modération en décor de glace par exemple car  laxative.
Autrefois, on préparait, au moment des vendanges, un vin d'alkékenge : mélange de baies et de raisins.

phisal3.jpg

Par eleonor du carloy - Publié dans : De nos jours
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 08:34
Leurs rendez vous nocturnes devinrent quotidiens.

Quelques jours plus tard, un coursier se présenta aux portes de la forteresse avec une missive à remetter en mains propres à damoiselle Lecordie.
Elle rentra rapidement et s'enferma chez elle.
Elle la regarda longuement avant de se décider à l'ouvrir. Elle ne recevait pas beaucoup de  plis et celui- çi avait l'air d'avoir beaucoup voyager.
Bonne ou mauvaise nouvelle ?
A peine le cachet de cire brisé, qu'un puissant parfum de roses se dégagea et rempli la minuscule pièce à vivre. Le coeur de Mahaut tréssaillit de bonheur. Elle n'avait jamais oser imaginer que Malik lui écrirait.
Délicatement, elle déplia la feuille parcheminée. Elle était couverte d'une écriture noire et fine comme des pattes d'insectes. Une petite enluminure au coin supèrieur gauche ressemblait à une barque  à l'avant en pointe remontante..
Elle lut et relut les mots afin de s'en imprègner.

gondole.jpg

                                                                                                    Ma douce et mystérieuse amie,

 

 

Me permettras tu encore d’ainsi te nommer?

Le chemin est long pour retourner dans mon pays, et les rencontres ne peuvent me faire oublier ton rire. Chaque son cristallin me ramène vers toi par la pensée, il me semble alors entendre ton rire.

 Omar Khayyâm écrivît : »Soit heureux aujourd’hui, ne parle pas d’hier… » Comment peut on être heureux loin de toi ?

Je suis pourtant dans  la plus belle ville du monde après Byzance. Nous sommes à Venise, ville très florissante. Comme pour Orléans  et Paris , ici mon sultan désire traiter des  alliances.

Je t’ai raconté comment Richard Plantagenêt avait ouvert les routes  du commerce, lors de ses croisades.

Venise est le centre de ces  routes ! Ici, comme nul part ailleurs, le commerce vit et enrichit. La ville n’est que belles demeures de pierres  et d’ors, ’églises magnifiques  que j’admire, même si je ne suis pas chrétien.

Si tu pouvais  voir cette façon incroyable de construire leurs bâtiments  sur des milliers de pieux enfoncés  dans l’eau !

De Byzance, ils ont rapporté des trésors fabuleux ! Deux magnifiques chevaux  d’or  encadrent leur basilique San Marco. Les somptueuses  résidences, le long du grand canal, rivalisent en beauté avec le palais  ducal !

Partout  est l’influence byzantine !

Byzance a été contrainte de louer les services de la flotte vénitienne et ce sont les avantages commerciaux qui vont en découler que nous sommes venus négocier.

 Ici, dans la lagune, des centaines de bateaux accostent chaque jour.. Ce ne sont que chargements  et déchargements de métaux : fer, cuivre, argent ; de tissus : drap de laine, serge, chanvre et lin ; des épices de mon pays ; des esclaves aussi ; des fourrures venant  des pays slaves. De Chine, arrive la porcelaine fine, le sucre, l’ambre.

Beaucoup de navires  de guerre aussi, ces mudes,  qui protègent l’entrée de la lagune et de la ville. Le tout est bruissant et odorant… Mais malgré toutes  ses beautés, tu me manques  ma douce amie !

Je regrette de me pas avoir su insister pour te convier au voyage !

Tu aurais continuer d’apprendre la médecine dans mon pays, si ouvert sur la culture et où nos universités auraient su t’accueillir. Mais je n’ai pas oser, quitter ton pays semblant être un déchirement pour toi ! Quel immense regret j’en éprouve ce jour ma captivante amante !

Un seul mot de toi et je reviens te chercher !

Sache que dans la vie il faut vivre intensément chaque instant car cet instant est ta vie !

Pourrai je encore baiser ton front et tes lèvres au goût de fruits ?...

 

 

                             Prince Malik  El Saoul

                                   

    Mahaut resta longtemps rêveuse, à imaginer ce voyage qu'elle ne ferait jamais. Elle se souvient du poème appelé le  cantique des cantiques que Malik lui avait fait découvrir.  Un monde merveilleux, sans doute, mais si différent et si loin de St Remy et des siens qu'elle espèrait tant retrouver. Elle replia délicatement la lettre et la porta près de son coeur.

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Par eleonor du carloy - Publié dans : Au Moyen-Age
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 09:33
Ulric, inquiet, attendait dans la galerie des portraits.
" Comment va ma soeur ? "
" Tout va bien, rassurez vous. C'est un garçon et la mère, se repose.  Il va falloir la garder un moment, elle est très faible et son moral est au plus bas ! Nous allons nous employer à lui redonner goût à la vie et à lui rendre ses forces pour résister aux éventuels autres assauts, de son  bourreau.
" Mais tu es attendue à Rives ?"
" Oui, mais, il suffirait d'envoyer un coursier, prévenir que je suis retenue pour une raison d'ordre de santé, chez M. de Perrasson ! " Ce n'est que demi- mensonge !"
" Si fait.. "
C'est ainsi que Mahaut, qui pensait ne passer qu'une nuit à Berry, entama de longues semaines de bonheur !



   Le père de l'enfant, ne se déplaça même pas pour voir ce fils qu'il avait désiré avec tant d'ardeur. Il fit envoyer un billet où il disait se rejouir de cette descendance et où il ordonnait à sa femme un retour immédiat !
Ulric renvoya une missive, expliquant que sa soeur était dans l'impossibilité physique de reprendre les routes pour le bien de l'enfant. Cela parut sans doute être une raison suffisante au vieux baron, car il n'insista pas.

confidence.jpg Guillemette s'était improvisée nourrice pour ce nourrisson. Ermeline reprennait des forces .

Et l'on pouvait voir, avec ravissement, ces deux femmes, la blonde diaphane et la brume rieuse se promener dans les jardins et les vignes de Berry en devisant.

M. de Perrasson organisa un banquet en leur honneur voulant selon ses dires fêter leur beauté.

" Mais je n'ai pas de robe digne de telles agapes, rien qui ne me rappelle le couvent de Fontevraud !"
" Viens, nous sommes de la même taille et j'en ai beaucoup, tu vas choisir celle qui te plairas. Elles passèrent tout un jour, à rire, noyées dans les tissus, les soiries et les guipures.

  Quand le soir arriva, Mahaut parut au seuil de la salle de réception et tous les yeux se tournèrent vers elle. Elle était resplendissante de charme et de simplicité. Les cheveux bruns retenus par une résille dorée, une robe couleur émeraude, au col bordé d'hermine, faisant ressortir la matité de sa peau et une odeur de rose flottant autour d'elle, mis les sens des hommes en éveil.
Ulric s'avança et lui tendit le poing.
"  Belle dame ! Me permettrez vous d'être votre chevalier servant d'un soir ?"
Avec une petite révèrence, elle répondit en souriant:
" Soit chevalier, à une condition.."
" Tout ce que vous voudrez princesse "
" Ce soir est fête, amusons nous et rions ! "

troubadour-assis.jpg Et en effet, la soirée fut joyeuse.

Ulric savait manier les bons mots avec suptilité, des jongleurs animèrent le banquet et un troubadour venu de la cour de Guyenne récita des poèmes d'amour courtois.

Une viole entraîna au plaisir de la ronde et de folles farandoles.


jongleur.JPG fou-copie-1.jpg

    Il se dégageait de Mahaut une sensualité et un parfum envoûtant et Ulric, ce soir là, ne vît qu'elle.
Elle s'amusa comme jamais de sa vie !



   Elle retrouva sa maisonnette, ravie et allait se préparer au coucher quand des coups discrets se firent entendre.
Elle ouvrit et ne fût nullement surprise, de voir Ulric, devant l'huis; elle l'avait espèré, à vrai dire !
" Bonsoir, je passais voir si tu n'avais besoin de rien"
" Et de quoi pourrai- je avoir besoin, chevalier ?" fit- elle narquoise
" D'un coeur qui soupire, à côté du vôtre, belle dame, de la présence d'un être éperdu de désir, de celui, que peut- être en secret, tu espèrais ?"
Elle sentit monter en elle le désir de lui, l'envie de sentir son corps sur le sien, de voir ses yeux la convoiter, ses mains la caresser, sa bouche la baiser. Elle s'effaça pour le laisser rentrer.
Ils restèrent un moment, immobiles ,à se manger des yeux, laissant le désir monter d'un cran. Puis d'un même geste se rapprochèrent l'un de l'autre jusqu'au frôlement.
Le désir les embrasa, ils savaient depuis le premier jour que cette nuit était inevitable !
Ils firent l'amour longtemps. Mahaut n'était plus la  fillette timide et pudique qui découvrait l'amour. Cette fois c'était bien une femme qu'Ulric tenait entre ses bras. Une femme qui connaissait les secrets des corps. Une femme libre et sereine, prête à jouir sans pudeur de la sève de son partenaire.
Ils ne firent l'amour qu'une seule fois cette nuit là.
Mahaut su se faire désirer longtemps,. Elle modérait le jeu quand Ulric s'emballait et réactivait la flamme quand il le fallait.
Au petit matin après une nuit de préliminaires, ils connurent ensemble l'extase tant attendue.
C'est rompus et heureux qu'ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre .
Par eleonor du carloy - Publié dans : Au Moyen-Age
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 09:13
pot.JPG    


Cachés sous la verdure, attendent les potirons.


Ils auront leurs heures de gloire en octobre et novembre au moment des activités d'halloween....


Mais nous aurons l'occassion d'en reparler !!





Peu énergétique, il contient en effet 92 % d'eau il est aussi très riche en vitamines et en potassium. C'est bon pour notre tension artérielle !

C'est une courge ronde qui peut peser jusqu'à 100kg.
Elle est arrivée en Europe au 16 ème siècle, on en consommait la chair et utilisait l'enveloppe à des fins utilitaires, confectionnant bols ou recipients culinaires.

Ne pas confondre avec la citrouille qui est plutôt destinée au bétail.

poti.JPG potir.JPG

Par eleonor du carloy - Publié dans : De nos jours
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 09:46
   Les deux femmes restèrent longtemps enfermées dans cette chambre.
Mahaut n'avait jamais pratiqué un accouchement avec forceps, mais elle connaissait suffisamment le corps pour être sûre de ses gestes. et sans reflèchir elle se mit au chevet de son amie.
Elle lui administra une potion de pyrèthre afin de calmer ses douleurs. La dénuda jusqu'à la taille.
Ermeline opposa une légère résistance car ces pratiques n'avait pas court. Les matrones et les médecins offiçiaient à l'aveugle, en tâtonnant sous les couches de tissus des robes.
Puis, confiante et lasse, elle s'abandonna aux mains douces et chaudes de son amie.
Mahaut aperçut le sommet du crâne de l'enfant, elle exerça une forte pression sur le bas -ventre. La tête s'engagea. Il fallait faire vite à présent, l'enfant et la mère souffraient. Elle ne pouvait pas se résoudre à utiliser le crochet qui déchirait la mère et entraînait la mutilation de l'enfant et sa mort. Elle écarta un peu plus les chairs et passa délicatement mais fermement la main dans le vagin, elle  glissa ses doigt sous le menton du bébé, et le dirigea  vers la sortie.
Il glissa alors tout seul sur le drap. Mahaut coupa le cordon et le força à crier en le frappant sur les fesses. il pleura et reprit du souffle, elle l'enveloppa rapidement dans un linge propre et s'occupa d'Ermeline. Elle respirait faiblement mais régulièrement. Elle vérifia qu'aucune hémorragie ne se faisait , la nettoya et la recouvrit, elle aussi, d'un drap propre.
Puis lui fit boire lentement un bouillon de volaille que la cheminée tenait au chaud depuis le début de l'accouchement.
" Repose toi maintenant, ton bébé va bien et tu es sauvée. Je reste avec toi."
A son réveil, elles restèrent un long moment silencieuses, se tenant la main.
Ermeline regardait Mahaut avec gratitude, elle était en confiance et elle avait envie de parler. Suivi alors, un long monologue.
confidence.jpg Ermeline raconta son mariage, avec Monsieur de Montignac, le soir de ses noces, où elle avait été forcée.
Puis son calvaire soir après soir, la visite courte et violente de cet homme devenu son époux et son maître. Son odeur fétide la répugnait, de ses dents pourries se dégageait des relents de charogne. Son sexe malodorant la fouillait avvec rage. Il avait déjà épuisé plusieurs autres femmes, mortes en couche et aucun héritier n'avait survécu. Alors il utilisait la jeunesse de sa femme et ses dernières forces à jeter sa semence comme il le disait !
" Je ne voulais pas de cet enfant, le voir me rappellera toujours son père "
" On croit cela , mais c'est faux. Guillemette ne me rappelle pas mon viol "
" Bien sûr, toi c'est différent. Je n'ai pas été dupe, je sais bien que Guillemette n'est pas le fruit d'un soudard mais le beau souvenir d'un amour juvénil !"
Mahaut fronça les yeux mais ne dit rien.
" Je ne veux pas retourner chez lui. Plutôt mourir que de repartir dans son lit"
" Allons, allons, il n'est pas question de trotter aussi vite ! Nous allons déjà te requinquer et on peut faire durer le temps ..!"
Ells souriaient toutes les deux, heureuses de s'être retrouvées.
" Allez à présent il faut te reposer. Je reviens te voir très vite.
Mais déjà, Ermeline s'était endormie.Tant de paroles, l'avait épuisée, elle était devenue muette depuis si longtemps !
Par eleonor du carloy - Publié dans : Au Moyen-Age
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 09:13
limac3.jpg

  La limace est un gastéropode qui mesure entre 1 et 15 centimètres.
Cette année elle semble être grande, sans doute à cause de la pluie, qui est tombée en abondance.

  Autrefois,  ses lointaines ancètres, vivaient dans la mer. La limace aime toujours les endroits humides.

  Il existe plus de 100 000 espèces de limaces, de multiples couleurs .

  Elle est une excellente nourriture pour certaines espèces d'oiseaux mais ce ne sont pas ces seuls prédateurs.

On peut y ajouter les taupes, les hérissons, les rats, les blaireaux, les crapauds, les lézards, les orvets ou encore les ours bruns beaucoup plus rares sur notre site d'éthnicité !!

  La limace se  nourrit de végétaux, de champignons, des légumes de nos jardins, et des déchets  animaux. Elle peut manger l'équivalent de la moitié devson poids.
.Ici elle adore les pétales de fleurs.

  Pas facile de s'en débarrasser. On peut la rejetter hors de notre territoire mais elle y reviens aussi vite. Il ne faut pas utiliser de produits  nocifs pour les oiseaux, alors on peut essayer des pièges à base de bière dont elle raffole !


Par eleonor du carloy - Publié dans : faune
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 09:02
A son arrivée à Berry, un garde lui dit :
" Vous êtes bien Mahaut  Lecordier ?"
Elle fut troublée, on ne l'avait jamais nommée ainsi.
" Oui ! "
" M. de Flandres vous attendant dans la grande salle, je vous y conduit. "
" N'ai-je pas le temps de m'installer ?"
" Non, il a ordonné : dès son arrivée ! "
" Si c'est un ordre, allons y ! " Et, suivie de Guillemette, elles gravirent l'escalier en colimaçon.
Il était là, jambes légèrement écartées, mains dans le dos, l'air autoritaite. Mais, dès que ses yeux se posèrent sur Mahaut il  sembla se radoucir.
" Bonjour Mahaut "
" Bonjour M. de Flandres "
" Je t'en prie pas de Monsieur entre nous, pour toi je serai toujours Ulric . Alors, comme cela, tu as décidé de retourner à St Remy ? "
" Oui, je vais essayer de retrouver les membres de ma famille "
" Je comprends. Et qui est cette jeune personne qui se cache derrière ta jupe ?"
Par peur, Guillemette s'était effectivement cachée derrière sa mère. Le ton brusque d' Ulric l'impressionnait, elle qui n'avait vécu qu'avec des femmes. Mahaut s'écarta et dit:
" Voiçi Guillemette, Monsieur,  c'est ma fille !"
" Je vois " dit Ulric. Et il passa à autre chose. " As -tu vu le médecin qui voyageait avec vous ?"
" Un médecin ? Non ."
" Pourtant les soeurs nous ont demandé de prendre sous notre protection un médecin."
" Non, il n'y avait que Guillemette et moi- même dans ce convoi ! "
" Ventre sein gris, c'était mon seul espoir, ce médecin appelé en renfort au couvent de Rives "
Etonnée, Mahaut le regarda fixement.
" Au couvent de Rives ? Mais je vais au couvent de Rives pour travailler à l'herboristerie.
Un grand éclat de rire empli la salle de garde.
" Mordieu ! J'aurai dû m'en douter. C'est toi, dont les soeurs font tant d'éloges ! Et moi qui avait imaginé un vieux barbon à barbichette grise, longue robe de corbeau et binocle. Et nous voilà avec une donzelle menue comme une souris, fraiche comme une rose dont elle a le parfum, d'ailleurs, dit- il en torsant du nez.
" Mais je ne suis pas médecin !"
" Ta réputation te précède Mahaut et j'ai vraiment besoin de toi ! Ermeline est ici et elle est tès souffrante "
" Oh, mon Dieu qu'a- t -elle ? "
" Une grossesse à terme et qui se présente fort mal. Il faut que tu l'aides, elle souffre beaucoup, ne s'alimente plus depuis plusieurs jours et ne veut pas de l'aide de la matrone. Je ne veux pas perdre ma soeur. Elle a confiance en toi, elle se laissera aider. Mais il faut faire vite, elle est à bout de forces "
" Allons- y !"
Rapidement, ils traversèrent des salles et des couloirs pour arriver à la chambre d'Ermeline. Dans leur précipitation, ils oublièrent Guillemette qui, sagement s'assit près de la cheminée, et s'endormit.
" Ermeline, regarde qui vient là "
" Bonjour, Ermeline" Elle ouvrit les yeux, incrédule.
" Mahaut ?"
" Oui, Mademoiselle, Mahaut pour vous servir" dit elle en esquisant une petite révérence qui apporta un pâle sourire aux lèvres de la malade.
"Alors, ce petit nous fait des misères. Tu vas voir qu'à nous deux nous allons l'aider à entrer dans le monde avec brio."
L'arrivée  de Mahaut avait éveillé en Ermeline le désir de se reprendre, elle sourit encore.
Déjà Mahaut donnait ses ordres
" Faites chauffer beaucoup d'eau, préparez des linges propres et de la charpie, j'ai une malle, qu'on me la porte et qu'on active ce feu, on gèle ici, et ensuite qu'on nous laisse tranquilles, nous avons perdu assez de temps !"
En riant, Ulric obeit, impressionné par cette femme qui savait s'imposer et agir avec promptitude

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Par eleonor du carloy - Publié dans : Au Moyen-Age
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